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Les projets d’investissement

LES LOCAUX

Le centre est situé dans le quartier de la Patte d’Oie à environ 2 Kms de celui où vivent les enfants et leurs familles .Depuis la création de l’association CAES-Burkina en 1995 le centre a dû déménager 5 fois en raison de la reprise des locaux par leurs propriétaires Il se compose de quatre pièces sans eau courante ni électricité et ne comporte ni sanitaires, ni fenêtres hermétiques. Les claires voies laissent passer une lumière faible.

Les locaux actuels sont inadaptés à nos besoins :

  • Le nombre et les dimensions restreintes des pièces ne permettent que d’y installer l’atelier de couture. Les machines à coudre et le matériel utilisé (tissu, laine, etc..) ne sont pas protégés de la poussière de latérite qui pénètre par les claire voies faisant office de fenêtres. L’absence d’électricité ne nous permet pas d’installer des machines électriques alors même qu’il est de plus en plus difficile de trouver des machines mécaniques. Le manque de lumière naturelle ajoute à la difficulté d’un travail minutieux. Il est également difficile d’enseigner l’hygiène dans ces conditions d’insalubrité.
  • Un hangar couvert de tôles abrite les enfants qui reçoivent des cours d’alphabétisation ne les protégeant ni de la forte chaleur ni du vent chargé de poussière.
  • Le propriétaire actuel a déjà averti les responsables de l’association qu’il reprendra ses locaux fin 2009

 Conclusion : Il devient indispensable d’acheter un terrain dans le quartier des enfants et de construire un bâtiment adapté à nos besoins

 

 

l’atelier de couture

Notre salle de classe en plein air

 

  • Achat d’un terrain et construction d’une maison : 45 000 euros

 

  • Nouvelle attribution de micro crédits aux mamans pour leur permettre de reprendre leurs activités après les inondations du 1er septembre 2009. Coût du projet : 2 500 euros
  • Aide d’urgence pour permettre aux familles de reconstruire leurs logements après les inondations : 1 500 euros

 

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Les besoins de fonctionnement

 

  • Les soins médicaux et les vaccinations : 650 euros/an
  • Le matériel scolaire (750 euros/an) et les frais d’inscription à l’école publique (700 euros/an)
  • Le loyer de la maison, siège du centre : 240 euros/an
  • Le salaire de la directrice de l’atelier de couture : 66o euros par an et celui du répétiteur pour le soutien scolaire: 480 euros/an
  • L’aide alimentaire que nos moyens ne nous permettent pas d’assurer régulièrement :
    1. un bol de riz gras par élève ou apprentie /jour : 9600 euros/an
    2. L’aide alimentaire aux familles : 2 000 euros/an

 

Budget annuel nécessaire environ : 15 000 euros/an (dans une situation idéale)

                                                                                     5 500 euros/an (minimum)

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Nos moyens

  LES RECETTES

  • Le CAES-Aidera : l’association subvient, depuis octobre 2006 , seule aux besoins du CAES, en organisant des animations (tombola, compétition de golf, etc…), en proposant de l’artisanat lors de manifestations associatives, en sollicitant des donateurs et en cherchant des sponsors
  •  Les dons de particuliers et d’entreprises

 

Pour l’année 2009, nos recettes se sont élevées au global à 7 371,30 euros (dont 900 euros qu’il faudra rembourser en 2010 au titre de la garantie des prêts finançant le micro crédit) pour un budget de fonctionnement de 5 950,30 euros.

Il nous a fallu faire des choix. Outre le paiement du loyer du centre qui est incontournable, nous avons choisi de renouveler les inscriptions à l’école et l’achat des fournitures scolaires, les soins médicaux pour l’ensemble des enfants du centre, de maintenir l’éducatrice de l’atelier de couture mais de diminuer les séances de soutien scolaire.

L’aide alimentaire n’a pu être que ponctuelle

C’est pourquoi nous recherchons en priorité des donateurs réguliers qui nous permettraient de boucler notre budget et d’établir notre action dans la durée.

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L’aide alimentaire

  L’aide alimentaire est devenue une nécessité dans la plupart des familles. Elle est également de plus en plus conséquente.

En 2008, le budget autrefois alloué aux parrainages, a permis, après accord des donateurs, l’achat de 5,3 tonnes de riz ou de maïs distribués par sac de 20 kgs. Ce sont donc 265 sacs qui ont été remis aux familles. Les plus nécessiteuses ont ainsi reçu cette aide toutes les 6 semaines. Un total de 306 personnes a reçu des vivres. Par ailleurs, 1306 plats ont été délivrés à 267 enfants.

Notre souhait serait de pouvoir donner à chaque enfant au moins un repas par jour qu’ils prendraient au centre avant d’aller à l’école ainsi qu’aux jeunes filles de l’atelier de couture soit 87 repas par jour. Coût du projet : 6 351 000 FCFA soit environ 9 682 euros par an pour un bol de  « riz gras » par jour.

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Les soins médicaux

  Nous en faisons une priorité.

Ils sont dispensés aux enfants du centre et, au cas par cas, à de nombreux enfants du quartier (soins dentaires, traitements antipaludéens, malnutrition, infections diverses, etc.…)

Nous assurons les vaccinations pour l’ensemble des enfants et de leurs familles, environ 300 personnes.

(Méningite tous les 2 ans)

 

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Les parrainages

  S’ils ont été pendant 12 ans, une solution de soutien idéal pour les enfants, il nous est apparu qu’ils développaient dans le quartier des enfants, un sentiment d’injustice.

Il était difficile pour le président du CAES Burkina dans une famille où un enfant est parrainé d’utiliser l’argent du parrainage pour soigner uniquement cet enfant quand le petit frère, malade lui aussi, reste sans soin.

Par ailleurs, il nous semble normal et honnête de cesser d’aider une famille lorsque la situation de ladite famille s’améliore (embauche, remariage pour les mamans seules à l’origine, etc…). Toutes les familles habitent le même quartier : quand une action est menée dans une famille grâce au parrainage (fourniture de 5 kgs de céréales tous les mois) il peut y avoir sentiment d’injustice si cette aide ne se justifie plus.

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Le micro crédit

 

  En 2008, la mise en place de micro crédits aux mamans leur a permis de créer des activités génératrices de revenus. Le but, dans l’avenir, étant qu’elles puissent prendre en charge la scolarité et la santé de leurs enfants.

C’est grâce à l’aide de 2 000 euros offerte par la fondation Coup de Pouce BNPParibas que ce crédit a pu être octroyé. 27 projets ont vu le jour. Les premiers résultats ont été très encourageants.

Nous avons donc mis en place, en juillet 2009, une deuxième tranche de prêts au financement original. En effet ce sont des particuliers qui ont financé individuellement les projets. Le remboursement des prêts de 150 euros chacun, sans intérêt, est garanti par le CAES-Aidera. Cette mesure devait permettre de développer davantage les commerces établis grâce au micro crédit déjà affecté en 2008.

  
Remise des premiers prêts en mai 2008    Quelques mamans bénéficiaires

Malheureusement d’importantes inondations, le 1er septembre 2009 ont détruit en grande partie le quartier où logeaient les familles. 

Les cases, mais aussi le matériel qui servaient à la fabrication des produits, les matières premières et les économies des femmes, fruit de leur travail, ont été engloutis.

 Aujourd’hui, il paraît impossible qu’elles puissent rembourser les prêts reçus puisqu’elles ne peuvent plus exercer leurs activités de commerce et se retrouvent à la rue.

L’association va devoir honorer les remboursements des emprunts aux particuliers et trouver les fonds nécessaires à une troisième tranche de prêts dans le cadre du micro crédit, en somme recommencer à zéro.

 

 

 Une rue de Ouagadougou

  P.Damien Yélémou vient constater les dégâts dans le quartier des enfants

 

  Une famille a réuni ce qu’elle a pu sauver des eaux

      

Une autre évacue ce qu’il lui reste

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L’alphabétisation et le soutien scolaire

  L’alphabétisation dispensée au centre ne concerne plus que les jeunes filles de l’atelier de couture qui le souhaitent ainsi que les enfants qui n’ont pas l’âge requis pour l’école primaire.

Le soutien scolaire pour les enfants scolarisés a lieu le samedi matin. Actuellement, les cours ne sont plus assurés, l’enseignant ayant trouvé un emploi mieux rémunéré, a demandé son congé fin janvier 2009.

Pierre Damien va tenter de trouver un étudiant pour le remplacer.

 

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L’apprentissage

  Au Burkina Faso, la mise en apprentissage est subordonnée au règlement du montant des fournitures et matières premières nécessaires à l’apprenti durant toute sa formation de 2 ans et le contrat oblige le patron après ces 2 années à employer son élève ou à le libérer de ses obligations en lui remettant un certificat de fin d’apprentissage. Dans la réalité, le patron tarde à délivrer ce document, se réservant ainsi une main d’œuvre bon marché puisque l’apprenti ne reçoit aucune rémunération.

Pour cette raison,il est apparu plus judicieux au président du CAES de créer un atelier de couture au sein même du centre. L’atelier a vu le jour courant 2007.Il offre une formation professionnelle aux élèves en fin de scolarité auxquelles sont venues s’ajouter des jeunes filles du quartier en échec scolaire ou trop âgées pour accéder à l’enseignement secondaire. L’atelier est dirigé par une directrice qui dispense également à ses élèves des cours de cuisine, d’hygiène, d’éducation sexuelle (information sur le sida, l’excision, en particulier).Les jeunes filles, quant à elles, règlent une cotisation de 1000 FCFA soit 1, 50 euro par an, somme réservée à l’achat de matériel pour l’atelier.

 

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